Café Georgette, l’adresse qui redore le blason de la frite

Ouvert depuis ce mois de juillet, le Café Georgette peut déjà se targuer d’avoir redoré le blason de l’Îlot Sacré. A mille lieues des restaurants du quartier qui ont fait fuir les gourmets depuis belle lurette, Café Georgette, c’est un lieu 100 % bruxellois, bref « C’est un brol pour les peï et les meï de tout genre: le dikkenek, le stoeffer, le babelleir, le zuure smoul, le pottepeï, le sale ket, le curieuse neus, le zottekut, la jolie pouske et surtout l’épicurien: le zwanzeur ! » 
comme dirait André de la rue des Bouchers. Pas étonnant donc que l’endroit ait pris pour nom celui de l’épouse du plus célèbres d’entre eux : René Magritte. Car oui, le peintre surréaliste, loin de se prendre au sérieux, était un fameux zwanzeur …et sa femme Georgette tout autant !

Mais que dire de l’endroit si ce n’est qu’on y découvre tout le sens de la Belgitude, et osons le dire de la ‘frititude’. Parce que le Café Georgette, ce n’est pas qu’un restaurant : c’est tout un concept ! Ici, la frite se voit érigée au rang de symbole national et peut se déguster sur place ou à emporter. En effet, jouxtant la brasserie, un “restaurant ouvert” accueille les passants pour leur offrir tout ce qu’un fritkot traditionnel peut leur proposer. Mais n’importe quel fritkot : chez Georgette, l’artisanal est de mise et la malbouffe une hérésie. Ainsi fricadelles, brochettes et tous les grands classiques accompagnant les frites sont réalisés maison. Mieux encore : certaines sauces aussi. Impossible de ne pas se laisser tenter par la mayonnaise ou la sauce « Georgette » légèrement parfumée au…Ricard, un délice !

Quant au restaurant, toute la carte – ou presque- se prête à déguster les fameuses frites : hamburgers pur bœuf, déclinaisons de tartares à tomber, pièces du boucher fondantes à souhait et bien entendu tous les plats typiquement bruxellois…haut lieu touristique oblige. Résultat : en quelques semaines à peine, les habitués sont déjà nombreux et l’on a même vu des touristes revenir plusieurs fois au cours de leur séjour, c’est dire ! Les amateurs de cuisine plus « exotique » ne sont pas oubliés et c’est dans les suggestions imaginées par le jeune chef Antoine Scorier qu’ils trouveront de quoi satisfaire leur palais. Venu du Mad Zebu à Louvain-la-Neuve (le 1er établissement ouvert par Matthieu Léonard, ndlr), ce passionné du goût aime à donner du peps aux assiettes. Il n’hésite d’ailleurs pas à laisser libre cours à sa créativité, notamment quand il est question de revisiter les plats typiques de la Méditerranée tels que sa salade niçoise au thon rouge ou son risotto aux langoustines, herbes fraiches, brisures d’olives et tomates confites maison. Enfin, on soulignera le service. Orchestrée par Didier Noens, l’équipe se révèle aussi aimable qu’efficace et l’on se sent vraiment entre de bonnes mains. Les autres petits plus ? Une salle que l’on peut privatiser, un fumoir aussi élégant que discret. Un exemple à suivre par les restaurants voisins !

Source: http://www.privatemag.be/2013/08/28/cafe-georgette-ladresse-qui-redore-le-blason-de-la-frite/